En 2024, près de 15 000 candidats se sont inscrits pour tenter de décrocher l’Agrégation, ce prestigieux concours qui ouvre les portes de l’enseignement supérieur en France. Pourtant, derrière ces chiffres impressionnants, se cache une réalité moins reluisante : le taux de réussite stagne autour de 10 %. Pourquoi un tel écart entre ambition et succès ?
L’Agrégation 2025 suscite déjà de nombreuses interrogations. Les réformes récentes, les évolutions des programmes et la pression croissante sur les candidats rendent cette session particulièrement attendue. Quelles seront les nouvelles exigences ? Et comment les aspirants agrégés peuvent-ils se préparer face à ces problèmes inédits ?
Retour sur les enjeux de ce concours emblématique, ses évolutions récentes et les stratégies à adopter pour optimiser ses chances de réussite.
Philippe, 25 ans : « L’agrégation de géographie, c’est mon Everest personnel »
Assis sur un banc de pierre dans le jardin du Musée Saint-Raymond à Toulouse, Philippe, 25 ans, sort un livre de géographie humaine de son sac à dos élimé. Ce passionné prépare depuis plusieurs mois un seul et unique concours : l’agrégation externe de géographie, session 2025. Il a tout misé sur cette épreuve exigeante, qu’il aborde comme un défi intellectuel, mais aussi profondément personnel. Rencontre avec un futur prof qui veut marquer la carte… à sa façon.
Philippe, pourquoi avoir choisi de passer uniquement l’agrégation de géographie ?
Parce que c’est le concours qui me ressemble. J’aime la précision, l’analyse, le fait de devoir aller au fond des choses. J’aurais pu tenter le Capes en parallèle, mais j’ai préféré me concentrer à 100 % sur l’agrégation. Je voulais éviter la dispersion. J’ai besoin de me sentir immergé dans une seule aventure, comme un explorateur qui part avec une boussole, mais sans plan B. C’est risqué, mais c’est aussi ce qui rend la chose excitante.
Comment t’organises-tu avec toutes ces dates à retenir ?
Heureusement, pour moi, c’est assez cadré. Les inscriptions étaient ouvertes jusqu’en novembre 2024, et le gros morceau commence le 17 février 2025 avec les épreuves écrites, jusqu’au 12 mars. J’ai un calendrier géant dans ma chambre. Chaque semaine, j’y colle des objectifs : “Finir le thème sur les marges géographiques”, “Relire les notions de discontinuités territoriales”. J’ai même imprimé le programme de l’agrégation de géographie dès sa sortie fin mai 2024. C’est devenu mon livre de chevet… littéralement.
Tu parles souvent de ta méthode de travail comme d’un entraînement. Tu peux nous en dire plus ?
Je travaille un peu comme un sportif de haut niveau. Le matin, c’est dissertation. L’après-midi, fiches de lecture ou exposé oral. J’ai un minuteur de cuisine qui me suit partout : 45 minutes chrono, sans téléphone. Et une fois par semaine, j’envoie une copie à mon ancien prof de prépa. Il me la renvoie corrigée, avec des commentaires du genre : “C’est clair, mais t’es trop gentil avec les villes moyennes !” (rires)
Un moment marquant dans ta préparation jusqu’à présent ?
Oui. Un jour, j’étais tellement épuisé que je me suis mis à pleurer devant un schéma de polarisation urbaine. C’était ridicule. Mais en même temps, c’était révélateur : je veux tellement réussir que même un graphe mal compris me touche. Et puis, il y a aussi les bons moments. Comme la fois où j’ai expliqué à ma petite sœur de 10 ans ce qu’était une métropole — elle m’a dit : “Donc c’est une ville qui veut être la cheffe ?” C’était à mourir de rire.
Et les programmes, tu les suis à la lettre ?
Oui, je les ai lus comme un roman. Je sais que celui de géo fait 1.09 Mo exactement, je l’ai décortiqué comme un texte sacré. Je suis hyper attentif aux concepts, aux références bibliographiques, aux évolutions récentes du programme. C’est mon guide, mon GPS dans la jungle intellectuelle. Je me suis même surpris à rêver une nuit de Jacques Lévy et de ses concepts de spatialité… là, je me suis dit : “OK, Philippe, t’es à fond !”
Tu fais comment pour rester motivé sur la durée ?
J’ai une technique : j’écris des lettres à mon “moi du futur”. Des lettres que j’ouvrirai après le concours. Ça me permet de garder le cap. Et puis, j’ai collé une carte de France au mur, avec une épingle sur chaque ville où j’aimerais enseigner. Ça me rappelle pourquoi je fais tout ça. Ce n’est pas juste un concours : c’est un projet de vie. Je veux que mes futurs élèves comprennent le monde qui les entoure — et leur quartier aussi bien que l’Asie du Sud-Est.
Un conseil à ceux qui, comme toi, misent tout sur l’agrégation ?
N’écoutez pas ceux qui vous disent que c’est trop dur. Oui, c’est exigeant, mais pas inaccessible. La clé, c’est de bien connaître le programme, de s’entraîner régulièrement, et surtout d’y croire. Et tant pis si ça prend deux ans. Mieux vaut viser une seule cible et bien l’atteindre que de courir après dix à moitié. Préparer l’agrégation, ce n’est pas juste réussir un concours, c’est aussi apprendre à se connaître.
Quels sont les étapes clés des concours enseignants pour 2025 ?
Les concours de recrutement d’enseignants du second degré pour la session 2025 débutent avec les inscriptions du 1er octobre au 21 novembre 2024 à 12h00.
Les candidats doivent déposer leur dossier de RAEP avant le 26 novembre 2024 à 23h59. Les épreuves écrites s’étalent du 27 janvier au 8 avril 2025, avec des dates spécifiques pour chaque concours.
Par exemple, l’agrégation externe se tient du 17 février au 12 mars 2025, tandis que celle interne se déroule du 27 au 30 janvier 2025.
Certaines épreuves sont reportées, comme la 2e épreuve interne de Mathématiques fixée au 10 mars 2025. Pour le Capes, les concours externes et le troisième concours auront lieu du 13 au 25 mars 2025, avec un concours spécifique à Mayotte les 7 et 8 avril 2025.
Les dates du Capeps et du Capet sont similaires, avec des épreuves externes et un troisième concours prévus les 6 et 7 mars 2025.
Le CAPLP organise ses concours externes et son troisième concours les 26 et 27 mars 2025. Ces dates capitales déterminent le calendrier des candidats, influençant leur préparation et leur stratégie d’étude.
Quels programmes pour l’agrégation 2025 ?
Les programmes des concours de l’agrégation pour 2025 sont différents et couvrent de nombreuses disciplines. Les publications des programmes ont débuté le 10 avril 2024 pour plusieurs sections, telles que les arts plastiques et la grammaire.
La section géographie, quant à elle, a publié son programme le 27 mai 2024, avec un fichier PDF de 1.09 Mo.
Les langues vivantes étrangères, incluant l’allemand, l’anglais, et l’arabe, ont également révélé leurs programmes le 10 avril 2024, à l’exception du portugais et du russe publiés plus tard.
Les sections sciences économiques et sociales et sciences de la vie ont publié respectivement leurs programmes le 23 avril et le 4 juin 2024.
Ces documents, capitaux pour les candidats, varient en taille, allant de 245.32 Ko pour l’éducation physique et sportive à 1.82 Mo pour les sciences économiques et sociales.
Pour plus d’informations sur l’agreg 2025 : Consultez-ce site.
Section |
Date de publication |
Taille PDF |
|---|---|---|
Sciences économiques et sociales |
23 avril 2024 |
1.82 Mo |
Sciences de la vie |
4 juin 2024 |
1.01 Mo |
Géographie |
27 mai 2024 |
1.09 Mo |
Comment se préparer efficacement aux concours ?
La préparation aux concours d’enseignement nécessite une organisation rigoureuse et une compréhension claire des attentes. Les candidats doivent prioriser les étapes capitales, telles que l’inscription et le dépôt du dossier de RAEP. Une planification minutieuse des révisions est essentielle, en tenant compte des dates spécifiques des épreuves et des programmes publiés. Les ressources en ligne et les manuels spécialisés sont des alliés précieux pour approfondir les connaissances.
Pour optimiser leur préparation, les candidats peuvent suivre ces étapes :
- Analyser les programmes publiés pour chaque section.
- Établir un calendrier de révision basé sur les dates des épreuves.
- Participer à des groupes d’étude pour échanger des idées et des stratégies.
- Utiliser des simulations d’épreuves pour se familiariser avec le format.
- Consulter des experts ou des enseignants pour des conseils spécifiques.
Un candidat bien préparé est souvent celui qui a su tirer parti de toutes les ressources disponibles et qui a maintenu une discipline de travail constante.
La clé du succès réside dans une préparation méthodique et une gestion efficace du temps.
Cette approche permet de optimiser les chances de réussite lors des concours.
Quelles stratégies pour réussir l’agrégation en 2025 ?
Réussir le concours de l’agrégation en 2025 nécessite une approche stratégique et une préparation approfondie. Les candidats doivent d’abord comprendre les exigences spécifiques de leur discipline et adapter leur étude en conséquence. Cela inclut l’analyse des programmes publiés, qui fournissent un cadre essentiel pour orienter les révisions. Une attention particulière doit être portée aux sections qui ont publié leurs programmes plus tardivement, comme le portugais et le russe, pour éviter toute surprise de dernière minute.
En parallèle, il est capital de développer des compétences transversales qui peuvent se révéler déterminantes lors des épreuves. Par exemple, la capacité à argumenter de manière cohérente et à structurer ses idées est souvent évaluée dans les épreuves écrites et orales. Les candidats peuvent améliorer ces compétences en participant à des ateliers d’écriture ou en rejoignant des groupes de discussion. Ces interactions permettent de confronter différentes perspectives et d’affiner sa pensée critique.
L’utilisation judicieuse des ressources numériques peut grandement faciliter la préparation. De nombreux sites et plateformes offrent des contenus spécifiques aux concours, tels que des cours en ligne, des forums de discussion, et des simulations d’épreuves. En intégrant ces outils dans leur routine d’étude, les candidats peuvent accéder à une quantité de matériaux pédagogiques et ainsi enrichir leur compréhension des sujets. La clé est de rester flexible et d’adapter son plan de révision en fonction des progrès réalisés et des enjeux rencontrés.
Quelles sont les nouveautés pour l’agrégation EPS 2025 ?
La composition des jurys pour la session 2025 a été arrêtée et publiée fin avril 2025, marquant ainsi le début d’une nouvelle étape pour les candidats à l’agrégation en éducation physique et sportive (EPS). Avec un total de 161 postes ouverts, dont 51 pour l’agrégation externe et 110 pour l’agrégation interne, les opportunités restent stables par rapport aux années précédentes. Cette stabilité offre aux candidats une perspective claire sur leurs chances de réussite.
Les épreuves d’admission pour l’agrégation externe se tiendront du 7 au 22 mai 2025, une période fondamentale pour les candidats qui devront démontrer leur expertise et leur passion. Pour l’agrégation interne, l’admissibilité est programmée en janvier-février, avec des résultats attendus début mars. L’admission, quant à elle, se déroulera fin mars-début avril, et les résultats seront annoncés mi-avril, laissant aux candidats un temps d’attente relativement court.
Les épreuves écrites, composées d’une dissertation ou d’un commentaire sur un document relatif à l’EPS, ainsi que d’une composition scientifique sur les activités physiques, exigent des candidats une préparation rigoureuse. Ces tests évaluent non seulement la connaissance théorique mais aussi la capacité à appliquer ces concepts dans un contexte éducatif. En parallèle, le CAER Agrégation propose 10 postes pour 2025, offrant ainsi une alternative pour ceux qui souhaitent diversifier leurs options.
Stage de didactique 2025 pour l’agregation 2026
Clément (Angers) « il y avait 1800 postes pour le Capes et 570 pour l’agrégation »
Je me souviens encore du jour où j’ai décidé de passer le Capes de lettres. C’était en 2021, une année où le nombre de postes proposés était de 835 pour le Capes et 145 pour l’agrégation. J’ai choisi de me concentrer sur l’option lettres modernes, qui offrait 110 postes cette année-là. Le processus de préparation était intense, mais je me suis accroché, motivé par la passion d’enseigner la littérature française.
En 2023, j’ai décidé de tenter l’agrégation. Cette année-là, le nombre de postes était identique à 2022, soit 134 pour l’agrégation avec 105 en lettres modernes. La compétition était rude, mais j’ai réussi à décrocher une place. Le soutien de mes collègues et la richesse des échanges académiques ont été déterminants dans ma réussite. Depuis, j’enseigne dans un lycée à Angers, où je m’efforce de transmettre mon amour des lettres à mes élèves.
Le parcours pour devenir professeur de lettres est exigeant, mais les statistiques montrent une baisse constante du nombre de postes depuis les années 1990. Par exemple, en 1996, il y avait 1800 postes pour le Capes et 570 pour l’agrégation. Cette diminution rend la compétition plus féroce, mais elle souligne aussi l’importance de la passion et de la persévérance dans ce métier. Aujourd’hui, je suis fier de faire partie de cette communauté d’enseignants dévoués.
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J’ai obtenu l’agrégation de musique en 1982.
J’ai constaté que depuis quelques années l’épreuve de dissertation d’histoire de l’art (6heures) avait disparu.
Quant à l’épreuve d’écriture (6 heures), il fallait maîtriser six styles (Bach, Mozart, Schumann, Fauré, Debussy et Ravel). Désormais un seul est au programme ( première Ecole de Vienne 1750 à 1800).
Je souhaiterais savoir si le niveau a baissé également dans les autres agrégations.