Officiel : le Sénat veut créer un super service public de la formation

Fabrice

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Et si la fusion de l’Afpa et des Greta devenait la clé d’un service public de la formation enfin lisible et efficace ? C’est en tout cas l’une des propositions chocs du Sénat, rendue publique dans un rapport du 9 juillet, alors que l’État vise 45 milliards d’euros d’économies d’ici 2026.

Derrière cette réforme se cachent des enjeux majeurs : près de 400 postes potentiellement supprimés, des doublons à éliminer, une gouvernance à réinventer… et un secteur en quête de cohérence. Pourquoi cette fusion pourrait-elle (enfin) transformer en profondeur la formation professionnelle des adultes ?

Découvrez les chiffres, les tensions, et les ambitions derrière cette recomposition annoncée.

Fusion de l’AFPA et des Greta : une solution nécessaire ?

Le rapport d’une commission d’enquête du Sénat, rendu public le 9 juillet, propose la fusion de l’Afpa et des Greta pour créer un service public unifié de la formation. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de réduction des dépenses publiques avec un objectif de 45 milliards d’euros d’économies dans le budget 2026. Les opérateurs de l’État sont sous le feu des projecteurs dans cette revue générale des politiques publiques.

Le rapport, élaboré par le groupe Les Républicains, met l’accent sur la nécessité d’une clarification des rôles et des missions des différentes entités impliquées dans la formation professionnelle. Bien que les détails financiers ne soient pas fournis, l’accent est mis sur l’amélioration de l’efficacité et la complémentarité des dispositifs existants.

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Les enjeux financiers et structurels de la fusion

La Cour des comptes a souligné une crise pérenne de trésorerie pour l’AFPA, avec un déficit cumulé de plusieurs centaines de millions d’euros. Le plan de transformation initié en 2018 n’a pas produit les effets escomptés sur le plan budgétaire. L’AFPA continue de peser sur le budget de l’État, nécessitant un soutien massif pour sa survie.

En 2016, les Greta et les FCIP GIP comptaient 7 897 ETP pour l’enseignement, dont plus de la moitié étaient des personnels non permanents, et 3 391 ETP pour les fonctions administratives, techniques ou de service. Un gain potentiel de 5 % sur les fonctions d’enseignement et de 10 % sur les autres fonctions pourrait réduire le nombre d’ETP de près de 400. Au 31 décembre 2024, 5 810 ETPT travaillaient à l’AFPA.

Objectifs et problèmes d’une réorganisation

Les objectifs de la fusion peuvent englober la montée en compétences des actifs, notamment les demandeurs d’emploi, et la clarification de l’offre de formation. La mutualisation des moyens vise à améliorer la lisibilité du service public de la formation professionnelle. Des enjeux importants subsistent, notamment en matière de gouvernance et de gestion des ressources humaines.

La décentralisation et l’ouverture à la concurrence ont conduit à l’émergence de nombreux organismes de formation privés, transformant la formation professionnelle en un marché avec des acteurs privés de plus en plus spécialisés. La fusion pourrait permettre de créer un service public unifié, mais les économies résultant de cette fusion pourraient prendre plusieurs années à se concrétiser.

Quels bénéfices pour les bénéficiaires de la formation ?

La fusion entre l’Afpa et les Greta pourrait offrir aux bénéficiaires de la formation un accès simplifié à un éventail plus large de programmes. En centralisant les ressources et les compétences, les apprenants pourraient profiter d’une offre de formation plus cohérente et adaptée à leurs besoins spécifiques. Cette réorganisation pourrait également faciliter l’orientation et l’accompagnement des personnes tout au long de leur parcours professionnel, en réduisant les doublons et en optimisant les ressources disponibles.

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La fusion pourrait renforcer la qualité des formations proposées grâce à la mise en commun des expertises et des infrastructures des deux entités. En mutualisant les ressources pédagogiques et en harmonisant les méthodes d’enseignement, le nouveau service public pourrait développer des programmes innovants et pertinents qui répondent aux évolutions du marché du travail. Cela permettrait aux apprenants de bénéficier d’une formation plus en phase avec les attentes des employeurs.

Cette fusion pourrait améliorer l’accès à la formation pour les publics éloignés de l’emploi, en particulier les personnes vivant dans des zones rurales ou défavorisées. En optimisant la répartition géographique des centres de formation et en développant des solutions d’apprentissage à distance, le nouveau service pourrait réduire les inégalités d’accès à la formation et offrir des opportunités de développement professionnel à un plus grand nombre de personnes.

Fusionner pour mieux former : une réforme nécessaire ?

Le Sénat a récemment proposé une réforme audacieuse dans le domaine de la formation professionnelle. Sa commission d’enquête sur les missions des agences a suggéré de fusionner l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) et les groupements d’établissements publics locaux d’enseignement (Greta). Cette initiative vise à créer un service public unifié de la formation professionnelle pour adultes, avec l’objectif de clarifier l’organisation territoriale et renforcer les synergies entre ces deux entités.

Cette proposition s’inscrit dans une démarche plus large du Sénat, qui cherche à rationaliser l’action publique. En regroupant ou supprimant certaines structures jugées redondantes ou inefficaces, le Sénat espère améliorer l’efficacité et la cohérence des services publics. La fusion de l’Afpa et des Greta pourrait ainsi contribuer à une meilleure utilisation des ressources et à une optimisation des efforts dans le secteur de la formation.

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Les enjeux de cette réforme sont nombreux. D’une part, elle pourrait permettre de simplifier l’accès à la formation pour les adultes, en centralisant les offres et en facilitant les démarches administratives. D’autre part, elle pourrait favoriser une meilleure coordination des acteurs impliqués, ce qui pourrait conduire à des programmes de formation plus adaptés aux besoins du marché du travail. Cette initiative du Sénat pourrait donc représenter un tournant important dans le paysage de la formation professionnelle en France.

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Fabrice DURAND

Entrepreneur et passionné par l'orientation professionnelle, j'ai créé formation-publique pour vous accompagner dans le choix de vos formations. Je suis également responsable du groupe Facebook Orientation scolaire.

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