Comment se préparer au concours de gendarmerie (niveau sportif, conditions) ?

Fabrice

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📌 L’essentiel à retenir
Préparez-vous sérieusement, les épreuves physiques éliminent de nombreux candidats.
Maîtrisez le parcours d’obstacles de 50 mètres, répété 6 fois sans pause.
Visez au moins 10/20, soit 4 minutes pour les hommes, 4’10 pour les femmes.
Entraînez-vous avec circuit training et course à pied fractionnée pour progresser.
Arrivez 30 minutes en avance, avec pièce d’identité et convocation, pour éviter des pénalités.

Intégrer la gendarmerie nationale ne s’improvise pas : les épreuves physiques éliminent une bonne partie des candidats dès les premières sélections, et ce n’est pas une surprise pour ceux qui s’y sont vraiment préparés. Beaucoup sous-estiment encore l’exigence du niveau attendu, convaincu qu’une bonne condition générale suffit. Ce n’est pas tout à fait vrai.

La préparation au concours de gendarmerie demande du temps, de la méthode et une connaissance précise des conditions d’accès. Entre les critères administratifs, les tests physiques et les exigences médicales, il y a beaucoup à anticiper. Autant s’y prendre sérieusement et dans le bon ordre.

Formation-publique fait le point sur tout ce qu’il faut savoir pour aborder ce concours dans les meilleures conditions.

Le parcours d’obstacles SOG (ce que vous allez vraiment affronter)

L’épreuve physique de la gendarmerie, c’est du concret, du costaud, et surtout du chronométré. Elle se compose de trois grandes familles d’exercices enchaînés sans filet, et la moindre erreur technique peut vous coûter de précieuses secondes.

Le cœur de l’épreuve, c’est le parcours d’obstacles de 50 mètres répété 6 fois de suite sans pause. Vous devez franchir un tapis de sol d’1m80, monter et descendre un escalier en bois en touchant les marches, passer deux haies de 45 cm espacées de 3 mètres, puis réceptionner sur le dos ou le ventre une poutre simulant un muret de 90 cm.

Vient ensuite la simulation de combat, en trois temps bien distincts :

  • Les tractions avec soulèvement d’un poids de 36 kg pour les hommes (25 kg pour les femmes), en touchant le mur 3 fois de chaque côté.
  • Les chutes maîtrisées : 2 fois en avant, 2 fois en arrière, avec relever et toucher du mur à chaque fois.
  • Les poussées : soulever le même poids dans l’autre sens, bras fléchis.

Le transport de poids vient clore l’épreuve. Vous devez soulever un sac de sable de 45 kg (hommes) ou 25 kg (femmes) et le porter sur 15 mètres, en le posant délicatement. Vous avez 3 essais maximum, autant dire que la technique de levée compte autant que la force brute.

L’épreuve physique est souvent sous-estimée par les candidats : elle exige à la fois technique, endurance, coordination et mental. Ce n’est pas qu’une question de muscles.

Le barème chronométré (comment votre note est vraiment calculée)

Ce qui fait la différence entre un candidat éliminé et un futur gendarme, c’est souvent le temps. Toute note inférieure à 6/20 est éliminatoire, peu importe vos résultats aux autres épreuves, le coefficient est de 3, ce qui pèse lourd dans la balance finale.

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Voici le barème officiel de l’épreuve physique gendarmerie (EPG) :

Note /20
Temps Homme
Temps Femme
20
3’10
3’20
19
3’15
3’25
18
3’20
3’30
17
3’25
3’35
16
3’30
3’40
15
3’35
3’45
14
3’40
3’50
13
3’45
3’55
12
3’50
4’00
11
3’55
4’05
10
4’00
4’10
09
4’10
4’20
08
4’20
4’30
07
4’25
4’35
06
4’31
4’41
05
4’35
4’45
04
4’40
4’50
03
4’45
4’55
02
4’50
5’00
01
4’55
5’05
00
> 4’55 ou abandon
> 5’05 ou abandon

Concrètement, viser la moyenne (10/20) signifie boucler le parcours en 4 minutes pile pour un homme, 4’10 pour une femme. C’est atteignable, mais ça ne s’improvise pas le jour J.

Comparativement aux autres concours de la fonction publique, le SOG gendarmerie reste exigeant mais pas le plus sévère sur le seuil éliminatoire :

  • Gardien de la Paix (Police) : note éliminatoire à 7/20, coefficient 4.
  • Sapeur-Pompier Professionnel : note éliminatoire à 8/20.
  • Douanier (Branche Surveillance) : note éliminatoire à 5/20.
  • Surveillant Pénitentiaire : note globale supérieure à 30 points à l’admissibilité.
Comment se préparer au concours de gendarmerie (niveau sportif, conditions) ?

Préparer l’épreuve efficacement (les méthodes qui font vraiment progresser)

Endurance, force fonctionnelle, maîtrise des chutes, gestion du souffle : voilà les quatre piliers sur lesquels repose une préparation sérieuse au concours SOG. Travailler un seul de ces axes, c’est prendre le risque de s’effondrer sur les autres.

La méthode la plus efficace reste le circuit training, qui simule l’enchaînement des efforts réels. L’idée est simple : reproduire les conditions du parcours à l’entraînement, en chronométrant chaque passage complet pour mesurer sa progression semaine après semaine.

Pour le cardio, la course à pied fractionnée est votre meilleure alliée. Des séries courtes et intenses (type 10 x 200 m ou 6 x 400 m) développent exactement le type d’effort explosif et répété que demande le parcours d’obstacles.

La technique de levée pour le transport du sac de sable mérite une attention particulière. Soulever 45 kg proprement sur 15 mètres sans se blesser, ça s’apprend, et les 3 essais maximum ne pardonnent pas l’improvisation.

Simuler des passages chronométrés complets, c’est la seule façon de savoir où vous en êtes vraiment, pas juste dans votre tête, mais face au chrono.

Des centres spécialisés comme Cap’Gendarme proposent un accompagnement dédié dans plusieurs villes françaises pour vous préparer dans les meilleures conditions :

  • Paris, 1 Place République, 75003
  • Toulouse, 66 Boulevard Strasbourg, 31000
  • Lyon, 40 rue des Remparts d’Ainay, 69002
  • Marseille, 154 rue de Rome, bureau 3, 13006
  • Lille, 38 Bd Carbot, bureau 3, 59800
  • Bordeaux, 55 rue Ségalier, 33000
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Tous joignables au même numéro : +33 9 78 45 00 08. Une préparation encadrée, c’est souvent la différence entre un candidat qui stagne et un candidat qui progresse vite et bien.

Le jour J du concours : ce que personne ne vous dit vraiment

Connaître le parcours sur le bout des doigts, c’est bien. Mais savoir exactement ce qui vous attend sur place, comment vous organiser et dans quel état d’esprit arriver, c’est ce qui sépare le candidat stressé du candidat prêt. Voici ce qu’il faut anticiper bien avant de franchir la porte du centre d’examen.

Les conditions matérielles et administratives (ne rien laisser au hasard)

Le jour de l’épreuve, vous devez vous présenter avec une pièce d’identité valide et votre convocation officielle : sans ces deux documents, vous ne passez tout simplement pas. Prévoyez d’arriver au moins 30 minutes en avance pour gérer l’accueil, le vestiaire et l’échauffement sans précipitation. La tenue exigée est libre mais réglementée dans les faits : chaussures de sport à lacets obligatoires, pas de bijoux, pas de montre. Oublier un de ces détails peut vous valoir un refus de passage ou une pénalité de temps.

Arriver reposé, bien hydraté et sans avoir mangé lourd dans les deux heures précédentes, c'est aussi une forme de préparation, et elle compte autant que vos semaines d'entraînement.

Ce que vous pouvez faire (et ne pas faire) pendant l’épreuve

Beaucoup de candidats l’ignorent, mais certains comportements sont directement sanctionnés sur le parcours :

  • Sauter par-dessus un obstacle sans le franchir correctement : pénalité de temps ajoutée ou invalidation du passage.
  • Lâcher le sac de sable brusquement au lieu de le poser : faute technique notée par le jury.
  • Ne pas toucher le mur lors des tractions ou des chutes : le passage ne compte pas et doit être refait.
  • Dépasser les 3 essais autorisés sur le transport de poids : élimination immédiate de l’épreuve.

Tout ceci est observé en temps réel par des examinateurs formés, et aucune contestation n’est possible sur le moment. Connaître ces règles à l’avance, c’est éviter de perdre des secondes, ou pire, d’être éliminé, sur une erreur évitable.

L’échauffement avant le départ (une étape que beaucoup bâclent)

Négligeant souvent cette phase par nervosité ou par manque de temps, de nombreux candidats s’élancent sur le parcours avec des muscles froids. C’est une erreur qui se paie cash dès le deuxième ou troisième passage du SOG. Un échauffement efficace dure entre 15 et 20 minutes et doit inclure une montée progressive du rythme cardiaque, des mobilisations articulaires des chevilles, genoux et épaules, et deux ou trois accélérations courtes pour activer le système nerveux. Vous n’avez pas besoin d’un coach sur place pour ça : une routine rodée à l’entraînement, répétée à l’identique le jour J, suffit à vous mettre dans le bon état physique et mental avant le top départ.

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Parcours d’obstacles et épreuves physiques : ce que vous devez vraiment travailler (et comment)

Franchir un tapis, sauter une poutre, enchaîner les efforts… le parcours d’obstacles ne s’improvise pas. Pour les femmes, le tapis est fixé à 1,60 m de hauteur contre 1,80 m pour les hommes, et la poutre culmine à 90 cm, des repères concrets à intégrer dès le début de votre préparation. Si vous visez un poste d’officier, ajoutez à ça un 50 m de vitesse, un 3 000 m de demi-fond, des abdominaux et des tractions. Autant dire que le profil physique attendu est complet, varié, et ne laisse aucune case vide.

Renforcement, endurance, explosivité, ces trois axes structurent un programme sérieux sur 3 à 6 mois, à raison de 3 séances par semaine. En séance de renforcement, on parle de 4 à 5 séries de pompes (10 reps), dips (12), squats (15) et crunchs (20), ou d’une version barbell avec développé couché, soulevé de terre et tirages. L’endurance, elle, se travaille en footing 30 minutes à 70 % de la fréquence cardiaque max, ou en fractionné 10×30/30 secondes pour ceux qui veulent progresser plus vite. Et pour l’explosivité, une séance type enchaîne corde à sauter (5 min), puis 5 tours de squat jumps chargés, burpees, sauts sur banc et gainage, du concret, du rythmé, du fonctionnel.

« Améliorer sa VMA via le vélo ou la natation, c’est travailler son moteur sans abîmer ses jambes, une stratégie souvent sous-estimée. »

Ne négligez pas non plus la préparation mentale : la visualisation des épreuves avant le jour J est recommandée comme un vrai outil de performance, pas un gadget. Vous imaginer franchir ce tapis, tenir ce gainage, boucler ce 3 000 m, ça conditionne le corps autant que l’entraînement physique lui-même.

Mathieu (Guéret) « j’ai compris que l’organigramme, c’est vraiment ce qui fait la différence »

Quand j’ai décidé de me lancer dans la préparation du concours GAV, je ne savais pas vraiment par où commencer. Le premier réflexe utile, ça a été de contacter un Centre d’Information et de Recrutement, le CIR, pour avoir une vision claire des épreuves. Ce que j’ai découvert, c’est que le programme est bien plus large qu’on ne l’imagine : maths de base, français, histoire depuis le paléolithique, géographie France et monde, institutions comme l’ONU ou l’OMS, et en plus l’histoire propre à la Gendarmerie. Autant vous dire que ça couvre du terrain. Ce qui m’a vraiment surpris, c’est le niveau de détail attendu sur l’organisation interne : il faut maîtriser les grades et leurs appellations, et par exemple savoir qu’un sous-lieutenant se fait appeler simplement « lieutenant » dans les faits. Ce genre de subtilité, on ne l’anticipe pas sans se renseigner sérieusement en amont.

Concernant le physique, bonne nouvelle si vous visez le GAV : aucune épreuve sportive obligatoire n’est prévue au concours, contrairement au SOG. Cela dit, je me suis quand même préparé avec de la course régulière, des squats, des abdos et des pompes, parce que la suite de la formation demande un minimum de condition. Ne négligez pas ça, même si ce n’est pas noté.

Livres, fiches, internet, hésitation, perte de temps, voilà exactement le chemin que j’ai failli prendre avant de trouver deux ouvrages vraiment solides. Le Nathan Intégrer la fonction publique : Gendarme Adjoint Volontaire, édition 2024/2025, et le Dunod J’intègre la fonction publique, Tout-en-un, édition 2022, sont les références les plus fiables que j’aie trouvées. Ils couvrent l’ensemble des matières de façon structurée, et franchement, travailler avec un support papier de qualité change vraiment la méthode de révision.

Parcours sportif sous-officier #gendarmerie

 

Fabrice

Fabrice DURAND

Journaliste et expert en orientation professionnelle, j'ai créé formation-publique pour vous accompagner dans le choix de vos formations. Je commente l'actualité de la formation professionnelle à travers mon réseau de sites et via mon compte Linkedin certifié.

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